Peau neuve

Pour cette nouvelle édition, notre blog fait peau neuve pour la seconde fois. Bon avouons le, c’est aussi parce que l’ancien s’est tristement fait hacké.

Quoi qu’il en soit, voici donc notre nouveau site aux couleurs du festival !

Bienvenue à tous

Le festival a célébré l’an dernier son dixième anniversaire : il inaugure cette année sa seconde décennie d’existence. Dédié à la création de fictions radiophoniques francophones, ce festival est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.

FICTIONS,
Parce que la fiction est nécessaire dans sa multiplicité chatoyante, parce que nous avons besoin d’histoires pour ré-enchanter le monde, histoires fictives et docu-fictions, histoires à mourir de rire ou de peur, histoires des temps passés ou à venir.

RADIOPHONIQUES,
Parce que la radio est le seul instrument au monde susceptible d’accueillir tous les genres (dramatiques, nouvelles, romans, docu-fictions), toutes les formes possibles (monologue ou voix démultipliées, dialogue ou soliloque), tous les sons et tous les bruits (silences, grognements, soupirs, cris et chuchotements) que la radio intègre, qu’elle absorbe, sans jamais renier leur spécificité. Parce que la radio est – avec le livre – le premier vecteur de l’écrit, parce qu’elle est restée, malgré la télévision, le premier média du monde : sa souplesse lui permettant d’accompagner tous les moments de la vie quotidienne, et qu’on la retrouve dans la salle de bain ou cuisine, au bureau, ou en voiture…

FRANCOPHONES,
Parce que la langue, dans sa singularité plurielle, est le seul horizon pertinent de la circulation des histoires, parce qu’observer les nuances et les couleurs que prend une langue sous d’autres cieux permet d’en prendre toute la mesure.

Parce qu’un texte de fiction est une incarnation de la voix de son auteur, parce que les paroles gelées sur les pages des livres, comme dans l’utopie de Rabelais, sont toujours prêtes à se ranimer dans l’irréductible singularité d’une voix, parce que seule la création radiophonique fictive autorise ce délicat équilibre entre l’incarnation du texte dans des voix et les mille possibles de l’imagination de l’auditeur, parce qu’elle seule autorise une solitude créatrice de l’auteur et de l’auditeur, pour connaître, pour saisir, pour recréer notre monde, bref pour l’entendre.

NUAGES, MERVEILLEUX NUAGES, ailes du silence, sous l’égide de leurs formes changeantes, pourront se déployer les ondes sonores de l’imagination.

Christine Goémé, Présidente des Radiophonies 2012